17 avril 2019 Conseils

C’est quoi un trouble de stress post-traumatique?

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) est un trouble se caractérisant par le développement de symptômes spécifiques faisant suite à l’exposition à un événement traumatique dans un contexte de mort, de menaces de mort, de blessures graves ou d’une menace à l’intégrité physique. L’exposition à l’événement peut être directe ou indirecte (être témoin ou apprendre qu’un proche a été exposé).

Les symptômes de TSPT se regroupent en quatre catégories :

  • Une tendance à revivre l’événement (p. ex. souvenirs envahissants, involontaires, spontanés et récurrents de l’événement traumatique, cauchemars)
  • Une tendance à l’évitement (p. ex. évitement des pensées, sentiments, lieux ou personnes qui rappellent l’événement traumatique)
  • Des altérations cognitives et émotionnelles (p. ex. blâme persistant, perception négative de soi, des autres ou du monde)
  • De l’hyperéveil (p. ex. réactions de sursaut exagérées, hypervigilance)

Ces symptômes doivent persister au-delà d’un mois suivant l’événement et causer une souffrance ou une altération du fonctionnement.

Besoin de plus d’informations sur le TSPT?

Le DSM-5 (American Psychological Association, 2013) propose 8 critères pour diagnostiquer un TSPT :

Critère A : Exposition à la mort effective ou à une menace de mort, à une blessure grave ou à des violences sexuelles.

Critère B : Symptômes envahissants associés à l’événement (reviviscences)

  •  Souvenirs répétitifs, involontaires et envahissants de l’événement générant de la détresse
  •  Rêves répétitifs provoquant un sentiment de détresse en lien avec l’événement
  •  Réactions dissociatives (ex. : flashbacks)
  • Sentiment intense et prolongé de détresse lors de l’exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à l’événement
  • Réactions physiologiques lors de l’exposition à des indices internes ou externes évoquant ou ressemblant à l’événement

Critère C : Évitement persistant des stimuli associés à l’événement

  • Évitement des souvenirs, pensées ou sentiments liés à l’événement
  • Évitement des stimuli externes (personnes, endroits, conversations) qui éveillent des souvenirs liés à l’événement

Critère D : Altérations négatives des cognitions et de l’humeur associées à l’événement

  • Incapacité à se rappeler un aspect important de l’événement
  • Croyances ou attentes négatives et exagérées (de soi, des autres ou du monde)
  • Distorsions cognitives persistantes à propos de la cause ou des conséquences de l’événement qui poussent le sujet à se blâmer ou à blâmer d’autres personnes
  • État émotionnel négatif persistant
  • Réduction nette de l’intérêt pour des activités importantes ou réduction de la participation
  • Sentiment de détachement émotionnel ou d’éloignement
  • Incapacité persistante à ressentir des émotions positives

Critère E : Altérations marquées de l’éveil et de la réactivité associés à l’événement

  • Irritabilité, accès de colère, agressivité verbale/physique
  • Comportements imprudents/autodestructeurs
  • Hypervigilance
  • Réactions de sursaut exagérées
  • Problèmes de concentration
  • Problèmes de sommeil

Critère F : La perturbation dure plus d’un mois

Critère G : Le perturbation n’est pas imputable aux effets physiologiques d’une substance ou à une autre affection médicale.

Chez l’enfant de moins de 6 ans, les critères pour diagnostiquer un TSPT varient de ceux chez l’adulte (voir DSM-5; American Psychological Association, 2013).

Suite à un événement traumatique, le TSPT se présente rarement seul. Ainsi, 60 à 75% des personnes présentant un TSPT souffrent de troubles associés qu’il faut prendre en considération dans le plan de traitement (Kessler, Sonnega, Bromet, Hughes et Nelson, 1995). Parmi les symptomatologies comorbides les plus fréquentes, on retrouve la dépression (chez 48% des victimes de TSPT, Kessler et al., 1995) avec un risque suicidaire accru. On retrouve ensuite l’abus de substance (abus d’alcool chez 52% des hommes et 28% des femmes ; abus de drogue chez 35% des hommes et 27% des femmes; Kessler et al., 1995) puis les troubles anxieux (anxiété généralisée chez 17% ; attaque de panique chez 7%; Kessler et al., 1995).

 

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